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cinna art et théâtre

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Art et théâtre

La création demeure un mystère, que bien d'éminents savants souhaitent pouvoir percer. Un poète, un écrivain, peut trouver comme source d'inspiration, diverses histoires, vécues, lues, entendues, voire rêvées. Toujours est-il que les auteurs ont pour principal véhicule d'expression, le verbe pour se faire entendre et surtout se faire comprendre.

Que dire, que penser, quel bing a inspiré Mozart à l'instant où le bang de son clavecin a percé l'espace sonore ? Quelle douleur cette gestation a fait place à ce bonheur manifesté en symphonie, sinon laisser l'imagination de tout un chacun vagabonder au gré de ses sensibilités.

Et un peintre donc ? Quel message comprendre, que faut-il interpréter à travers des couleurs ou des apparences, familières certes, mais qui toutes fois demeurent pleinement subjectives.

Je me connais parce que je me reconnais dans une chose qui est autre que moi et par laquelle me comparant à elle j'en viens à pouvoir me penser.


Cette citation de Platon, m'a traversé lors d'une visite au grand palais, durant l'exposition des œuvres de Marc Chagall.

J'ai été frappé par le potentiel de création que l'homme porte en lui, ainsi qu'à cette angoisse qui vous mord les trippes à l'instant où cette force vous pousse à créer.
Mais en même temps, je n'ai pu m'empêcher de penser à certaines douleurs de cette gestation de neuf mois, et au bonheur que ressent une femme lors de sa libération.

Ce potentiel, est-ce un dont du ciel, est-ce la somme du cumul de notre vécu ou d'histoires entendues. Ou est-ce le résultat d'un long processus de mutation des générations. Ou bien faut-il croire le Baal Chem Tov, ce grand maitre des hassidimes quand il dit « Chaque homme possède en lui une parcelle divine»

Le bonheur de la douleur, est le titre que m'a inspiré cette visite, en même-temps que l'envie d'écrire sur ce maître, et les créateurs en général, des supposés monologues durant son travail, ainsi qu'une continuité dialoguée.

Faire « vivre » par le verbe et le mouvement, exprimés par des acteurs, les personnages et les métaphores qui composent les toiles de ce grand créateur, et les porter dans ce lieu idéal qu'est une scène de théâtre.


Peintre de l'allégorie et de la métaphore ! Le jeune Moyshé Segal s'est dit au tout début de sa carrière : « Je suis aussi un peintre » il venait d'avoir 20ans. Derrière « aussi ! » Cachait-il ce rêve, que les adolescents chérissent et entretiennent dans l'antichambre du secret par crainte de décevoir faute de pouvoir atteindre. Avait-il déjà atteint cette maturité liée au doute et à la capacité de se réinventer qui sied à 40ans.

Etait-il conscient de cet état ? Etait-ce l'expression d'un désir idéal, ou était-ce la trace indélébile de ses passages, chez les rabbins hassidimes, de leur enseignement sur l'omniprésence de Dieu, ou dans les synagogues.
En effet, n'est ce pas là qu'il est écrit : Sache devant qui tu es debout...qui tu es, d'où tu viens, à quoi tu te destines.
A l'aube de sa troisième décennie, Moyshé a parcouru ce chemin et a atteint : CHAGALL

Toutefois je me dois de préciser, que les supposés monologues, la mise en scène, ainsi que ce qui est dit ou rapporté dans la pièce qui suit, relèvent d'une analyse personnelle, ou de fait historique, et en aucun cas n'engagent de quelque manière que ce soit ce grand artiste.


Synopsis.
Le bonheur de la douleur

La succession d'événement en la Russie tsariste, de la première guerre mondiale, l'avènement du communisme, de Lénine à Saline, a de toute évidence imprégnée dés l'enfance une partie de l'œuvre de Chagall.

« La gazette de Smolensk » ou « Le soldat boit » par exemple, exprime le désarroi que traversait la communauté juive du shteytel où vivait Marc Chagall. Malgré une situation confuse entre la révolution d'octobre et la première guerre mondial, la petite communauté trouvait la possibilité de chanter et de danser. Marc Chagall, partager entre l'attachement à ses parents, son pays, son amour pour l'art, et tout particulièrement la peinture, se détacher de ce cercle tant aimer, tel son ancêtre Abraham obéissant à l'injonction du ciel. « Abraham et les trois anges »

« Va-t-en pour toi, Va t-en de ton pays, de ton lieu de naissance, et de la maison paternelle, je ferai de toi une multitude de nation...et ton nom ne sera plus Abram mais Abraham. »

Cet ordre venant de Dieu, premier contacte entre l'éternel et Abraham, est en réalité le programme d'action que Dieu lui demande d'entreprendre, afin de se libérer du joug idolâtre où il vivait, Et ainsi, rendre à la conscience toute sa liberté et sa raison.

Cette voix, était-ce l'appel de l'art à Moyshé ? Moyshé au service de l'art doit se détacher de ce qu'il a de plus cher, pour se donner aux autres. Si tu agis selon ma volonté, dit l'art, se sera pour toi, Pour ton bonheur, ton épanouissement, ta satisfaction. Tu ne seras plus aussi un peintre, mais un artiste doté du génie créateur, Et ton nom sera MARC CHAGALLL

Loin des siens, loin de Vitebsk et de ses synagogues, c'est en France où l'éclosion du génie de Chagall se dévoilera. Ses rencontres avec
Apollinaire...Mazin... et bien d'autres poètes et artistes de l'époque, enrichirons sa culture, et affirmeront son engagement.

« La crucifixion blanche » nous montre dans quel désarroi le peintre se trouvait, et combien il était éprouvé par les évènements de la seconde guerre, Dans cette œuvre picturale, tout y est, de la révolution d'octobre à la seconde guerre, la destruction des synagogues et les génocides, et surtout l'absence de Dieu, et de ses anges. Ce Dieu et son omniprésence, dont il a reçu l'enseignement par les hassidim, Chagall semble s'adresser à ce dieu d'Abraham, et de jésus, et lui dire comme le christ, ... ou es- tu ? Dieu pourquoi m'as-tu-abandonné



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#Posté le dimanche 28 octobre 2007 11:32

Modifié le samedi 24 novembre 2007 11:41

Femme

FEMME

Tu es la vie, la nuit, le jour
Mon avenir, mes élans d'amour
Tu es l'espoir de mes 20 ans
Et les tourments de mes 30 ans
Mon passé, mes vieux jours
Ma terre, mes couleurs
Le matador de mes fureurs

Si tu as des problèmes
N'aies surtout pas de haine
Tous ceux qui t'entourent
Ne sont pas des vautours

Si l'envie te prenait de me déshabiller
Gardes-toi d'hésiter, c'est fou ce qu'on perdrait
Si l'envie te prenait de te déshabiller
Je serais alors ce que je ne suis pas encore






Quand tu viendras chez moi
Je saurai te mettre à nue
J'irai au fond de toi
Là où personne n'est jamais venu
J'ôterai ton manteau
De crainte et de pudeur
Ta chemise de remord
et t'aimerai plus encore

Si tu as des problèmes
N'aies surtout pas de haine
Tous ceux qui t'entourent
Ne sont pas des vautours

Si l'envie te prenait de me déshabiller
Garde-toi d'hésiter, c'est fou ce qu'on perdrait
Si l'envie te prenait de me déshabiller
Je serais alors et tu serais plus encore


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#Posté le dimanche 04 novembre 2007 01:02

Modifié le mardi 09 décembre 2008 17:00

La peur

J'ai peur de la folie qu'il y a dans la vie,
J'ai peur de l'harmonie et de la fantaisie.
J'ai peur de l'amour et de sa dépendance,
J'ai peur de la liberté et de sa démence.
J'ai peur d'être malheureux en fermant les yeux,
J'ai peur de découvrir que je suis heureux.
J'ai peur d'aller vers elle de peur qu'elle ne me prenne,
La peur d'éprouver, de tout m'a éloigné.
J'ai peur de reculer j'ai peur d'avancer,
J'ai peur de posséder et peur de manquer .
J'ai peur de la prison et de la liberté,
J'ai peur de la défaite et peur du succès.
J'ai peur de l'équilibre j'ai peur de ne pas tomber ,
J'ai peur de devenir et de me transformer,
J'ai peur du bonheur et de ne pas le connaître,
Peur d'être moi et ne pas me reconnaître.

J'ai peur du soleil j'ai peur de l'orage,
J'ai peur de l'hiver en l'absence de nuages.
J'ai peur du silence j'ai peur du tapage,
J'ai peur de mes faiblesses et de mes courages.
J'ai peur de l'harmonie surtout peur de moi,
Ce moi qui me harcèle et qui est en moi,
Ce moi que je recherche et qui a peur de moi,
Ce moi que je rejette et qui fait partie de moi.


J'ai peur d'apprendre j'ai peur de savoir,
Apprendre que je n'ai pas peur et de le savoir.
J'ai peur d'ignorer et peur de connaitre,
Savoir que j'ai peur et ne pas le reconnaitre..
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#Posté le dimanche 04 novembre 2007 01:03

Modifié le mardi 09 décembre 2008 16:57

Que toi


De nos étés de nos souvenirs
De nos querelles de tes plaisirs
De cet amour qui me déchire
Par amertume ou par plaisir
Il ne me reste que le désir
De ne penser que toi
De tes sourires de tes caresses
De tout de nous il ne me reste
De tes soutiens dans mes détresses
Que les tourments que les tristesses

De ne penser que toi
pour ne voir que toi
Toi, toi qui ne m'entends pas
Viens, reviens je suis là,
à te chercher et à zapper
Dans ma mémoire pour découvrir
Encore ton corps et ton sourire
Et au-delà de l'infini...

Tu t'es taguée, Tu t'es scellée,
Sur mes murs dans mes idées
Dans ma raison dans mes chansons
A travers l'autre et même d'autres
Dans ma foi dans mes prières
Dans mes chemins dans mon destin
Parmi la foule à la maison
Celle de là-haut
Où tu ne reviendras pas.

De ne penser que toi
Pour ne voir que toi
Toi, toi qui ne m'entends pas
Viens, reviens, je suis là
à te chercher et à zapper
Dans ma mémoire pour découvrir
Encore ton corps et ton sourire
Et au-delà de l'infini...
Pour ne penser que toi...
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#Posté le dimanche 04 novembre 2007 01:04

Modifié le mardi 09 décembre 2008 16:55

Solitude à deux

Vide de vie

Chacun sa vie, chacun ses nuits
Chacun ses silences,
chacun ses souffrances.
Chacun ses rires, chacun ses cris,
Chacun ses routes,
chacun ses doutes.
Chacun ses délivrances,
chacun ses romances,
Chacun ses rêves,
chacun ses peurs.
Chacun ses larmes,
Chacun ses armes,
Chacun ses chagrins,
Chacun ses destins,
Chacun ses coups bas,
Chacun ses combats.

Chacun ses choix chacun ses voies
Chacun selon lui, chacun pour lui
Chacun pour soi, chacun pour rien
Ce rien qui détient ce tout de nous
Et nous pour qui, pour quand, pourquoi.




Chacun ses envies, chacun sa petite vie,
Chacun ses bruits, chacun ses folies.
Chacun ses tourments, chacun ses passions,
Chacun son petit coin, chacun son train-train.
Ce train sans désir sans rien qui le lie
A ce lien qui retient des amours infinies.
Ses mots qui font peur, peur de tout peur de rien
Ce rien qui détient cette peur de nous.
Et nous c'est pourquoi sinon pour nous
Ce nous qui s'alarme et s'inquiète de nous.

Toi quand je t'approche, toi quand je te vois
Toi quand je regarde quand tu n'es pas là.
J'aime ton absence parce que je t'attends
Et même tes silences parce que je pense à toi .
Quand je suis un, je ne suis que moitié
Quand tu reviens je suis en entier

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#Posté le jeudi 08 novembre 2007 00:09

Modifié le mardi 09 septembre 2008 11:14

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